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Introduction

Tragique et traumatisante, la crise de la rue d’Aubagne qui a débuté le 5 novembre 2018 à 9h05 par l’effondrement de deux immeubles situés au 63 et 65 de cette artère, provoquant le décès de huit personnes, a généré une mobilisation sans précédent d’un très grand nombre de services de la Ville de Marseille et de la métropole afin de faire face à cette situation d’urgence inédite. 

 


LA RECRUDESCENCE  DES SIGNALEMENTS 

 
Outre l’accompagnement des familles de victimes, les opérations de secours rendues délicates dans un secteur dense de la ville, la sécurisation des lieux et l’accompagnement aux sinistrés, ce drame nécessitant une politique exceptionnelle d’aide sociale et de solidarité s’est doublé d’un impact sur les consciences entraînant une recrudescence de signalements d’habitats indignes ou présentant des désordres structurels. 
Avec plus de 2 400 signalements et visites de sécurité et plus de 370 immeubles évacués à la suite d’arrêtés de péril grave et imminent – contre une cinquantaine en moyenne précédemment - et 3 000 personnes évacuées de leur logement, la municipalité a mobilisé toutes ses forces ces douze derniers mois. 

 


L’EXCEPTIONNELLE MOBILISATION DES SERVICES DE LA VILLE  DE MARSEILLE  

 
​Les missions pour subvenir aux besoins de la vie courante ont été à la fois nombreuses, sensibles, techniques et chronophages : mise en place d’un PC de crise et d’un collège d’experts pour soutenir la ville dans ses opérations, prise en charge de la restauration, de l’hébergement provisoire et du relogement des personnes sinistrées, création d’un Espace d’accueil des populations évacuées (Eape), coordination des bailleurs et syndics... Pour cela, 500 fonctionnaires ont été mis à contribution, 14 millions d’euros ont été dépensés à ce jour en fonctionnement (sur un budget dédié de plus de 22 millions d'euros) et 8,5 millions d'euros de crédit d'investissement ont été votés.

 


LUTTER CONTRE  L’HABITAT INDIGNE  

 
Avec plus de 12 000 réhabilitations, 2 600 démolitions, plus de 3 000 logements reconstruits, 203 millions d’euros investis dans la rénovation depuis 2005, 10 délibérations du Conseil municipal depuis 2002, la Ville de Marseille a toujours traité activement les problématiques de l’habitat indigne, majoritairement privé. 

En mettant en évidence les lenteurs administratives et recours juridictionnels profitables aux « marchands de sommeil », les évènements dramatiques de la rue d’Aubagne ont malgré tout permis de prendre de nécessaires mesures à long terme. Avec sa nouvelle direction de la prévention et de la gestion des risques, créée le 1er juillet 2019, et son appel à une révolution administrative et juridique ainsi que la création d’une entité spécialisée, la Ville de Marseille a impulsé une dynamique nationale qui trouve son expression dans le cadre des nouveaux dispositifs réglementaires donnés par le Plan partenariat d’aménagement (PPA) et la Grande opération d’urbanisme (Gou) mis en place par la Métropole et l’État sur le grand centre-ville, auquel la municipalité apporte son concours actif. 


De nouvelles délibérations conjointes seront tout prochainement approuvées par le Conseil municipal et le Conseil de la Métropole, établissement public compétent en matière de lutte contre l’habitat indigne, pour mettre en place les dispositifs opérationnels nécessaires. 

En parallèle, la Ville et la Métropole attendent une forte implication des bailleurs sociaux en matière d’acquisition-amélioration, en application de l’engagement municipal pour le logement de 2017 et du futur Programme local de l’habitat (PHL) métropolitain, avec le soutien financier de l’État. Cela, en attendant 2020 et l’examen par le Sénat d’une proposition de loi simplifiant l’expropriation des immeubles et le durcissement des conditions de délivrance du « permis de louer ».