Informations Sinistrés

Vous êtes ici

Des interventions sur les grandes propriétés

  • Le Parc Corot

La Ville est intervenue dès 1985 sur le Parc Corot et a confié à sa société d’aménagement la conduite d’une opération de RHI qui a conduit à la démolition du bâtiment B (de même facture que le A) en 1992.
 

  • La copropriété Bellevue

Dès 1993, elle est intervenue sur la copropriété Bellevue avec la mise en place d'une opération d’aménagement par la Ville de Marseille concédée à Marseille Habitat jusqu’au 31 décembre 2013.


Ont été réalisés dans ce cadre :
➤ la démolition de 132 logements des bâtiments A et C et les aménagements d’espaces publics sur la base d’une Déclaration d’utilité publique (Dup) d’aménagement (4,5 M€),
➤ le redressement du bâtiment B adossé à une Dup de restauration immobilière qui permet de conduire les expropriations nécessaires.

En 1998, la copropriété a été mise sous administration provisoire.

Entre 2000 et 2005, le premier plan de sauvegarde (17,845 M€) a été coordonné par la Logirem. 220 logements des bâtiments A et C ont été acquis ou améliorés par la Logirem et Marseille Habitat. Les parties communes du B ont été partiellement améliorées et 45 logements ont été réhabilités dans le cadre de deux OPAH successives (2000-2005). Des actions de sensibilisation et d’information des copropriétaires et locataires ont été mises en place.

Entre 2007 et 2012, le deuxième plan de sauvegarde a été coordonné par le GIP Grand Projet de Ville (aujourd’hui Marseille rénovation urbaine) au cours duquel les parties communes des bâtiments D et E (2,6 €) ont été réhabilités. Les acquisitions/améliorations par Marseille Habitat se sont poursuivies sur le bâtiment B, financées dans le cadre du PRU de Saint-Mauront Bellevue (2009).

Aujourd’hui, le parc Bellevue est au coeur d’un quartier en pleine mutation comprenant le projet des Docks libres, la résorption de l’habitat insalubre de Saint-Mauront, l’opération Euroméditerranée et le plan de rénovation urabine de Saint-Mauront Bellevue. Une intervention reste à réaliser sur les bâtiments F, G et H, sous administration provisoire. Elle doit mixer portage foncier, redressement des comptes, cession et aménagement des espaces extérieurs programmés dans le cadre du PRU de Saint-Mauront.

Au titre de l’opération d’aménagement, l’investissement réalisé sur la copropriété est de 15,8 M€, dont 10 M€ de fonds public abondés pour moitié par la Ville de Marseille. Cette opération a été financée de manière très exceptionnelle par le Fonds européen de développement régional (Feder) pour les acquisitions et démolitions liées aux travaux d’espaces publics. On peut estimer à 11 000 € par logement, le montant des subventions publiques mobilisées pour les acquisitions/améliorations et à 2 M€ les subventions publiques d’aides aux travaux sur les bâtiments D et E.

 

  • La copropriété du Mail

La copropriété du Mail (14e arrondissement - 582 logements) a fait l’objet de travaux d’améliorations des parties communes, décidés dans le cadre d’un plan de sauvegarde adopté en 2003. Ils se sont déroulés en 4 tranches (chaufferie et chauffage collectif, façades, toiture, antennes collectives, menuiserie extérieures, revêtements muraux et sols) pour un montant global de 3,832 M€ que la Ville a subventionné à hauteur de 408 000€.

Leurs conduite et contrôle ont été menés par Marseille Habitat, coordonnateur du plan de sauvegarde, qui a par ailleurs assuré une action de portage foncier. Le reste à charge s’est élevé à 483 000€ pour les copropriétaires.
Après avoir retrouvé un mode normal de fonctionnement et des prix immobiliers normalisés, la situation s’est de nouveau dégradée. Le bâtiment G de cet ensemble, copropriété autonome, a connu des problèmes importants de gestion. La Ville a choisi d’y intervenir à titre exceptionnel dans le cadre de sa concession d’éradication de l’habitat indigne.
 

  • La copropriété des Rosiers

Dans la même période, des travaux de sécurité ont été réalisés dans la copropriété des Rosiers (14e arrondissement - 720 logements) à hauteur de 4,275 M€, 410 000€ de la Ville de Marseille et 627 000€ à la charge des copropriétaires.
 

  • Le Parc Kalliste

Au Parc Kalliste (15e arrondissement – 752 logements), des travaux d’amélioration des parties communes ont été réalisés pour 10,5 M€, 767 000€ de la Ville de Marseille et 2,1 M€ à la charge des copropriétaires. La Ville de Marseille est engagée dans un programme de renouvellement urbain conventionné avec l’Anru et a chargé Marseille rénovation urbaine du pilotage de sa mise en oeuvre.
Pour arriver à cet objectif, dans le cadre d’une convention d’aménagement et après avis d’appel public à la concurrence, la Ville a confié à Marseille Habitat l’acquisition de 375 logements dont 245 dans les bâtiments les plus dégradés (les grands bâtiments B et H), les relogements consécutifs, l’entretien des logements acquis et à terme la démolition de ces deux bâtiments puis la vente des terrains libérés.

Cette opération s’est élevée à 35,6 M€, dont 25 M€ de l’Anru et des collectivités. La Ville de Marseille a par ailleurs engagé auprès du Tribunal de grande instance une procédure de déclaration d’état de carence auprès de la copropriété du bâtiment B.
 

  •  Les copropriétés bel Horizon 1 et 2

Dans les copropriétés Bel Horizon 1 et 2 (133 logements – 3e arrondissement), le redressement a été engagé dans le cadre de l’OPAH Euroméditerranée avec une première tranche de travaux de première sécurité à hauteur de 2,4 M€ (subventionnés à hauteur de 58%).
La réalisation de la deuxième tranche de travaux de 5,2 M€, indispensable à la mise en sécurité, a été financée à près de 80% dans le cadre de l’OPAH RU Euroméditerranée et n’a pas abouti, les deux copropriétés n’ayant pas pu contracter les emprunts nécessaires.

 

­­­La Ville de Marseille a réalisé avec l’AGAM un atlas des grandes copropriétés en 1999, actualisé en 2004, identifiant 20 copropriétés sensibles.

Quatre plans de sauvegarde ont été signés dans les années 2000, dont deux avec l’Etat.