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Des interventions sur le parc privé

Dès 1982, les premières Opérations programmées d’amélioration de l’habitat (Opah) ont été mises en place sur le centre-ville, puis quelques années plus tard dans les « noyaux villageois » des 15e et 16e arrondissements.
Au final, une vingtaine d’Opah ont à ce jour été conduites. Des opérations de RHI ont été menées au Panier et autour de la Porte d’Aix.

  • À partir de 1992, l’Opah du centre-ville a été couplée à une action coercitive de restauration immobilière confiée à travers plusieurs concessions d’aménagement à Marseille Aménagement, devenue Société locale d’équipement et d’aménagement de l’aire métropolitaine (Soleam). Les injonctions à mettre en oeuvre des travaux déclarés d’utilité publique ont été adressées aux propriétaires et les ont mobilisés. La mise en place d’un double outil contraignant et incitatif a été le gage d’une efficacité certaine.
     
  • Dès 1994, la Ville de Marseille s’est préoccupée de la question des hôtels meublés en centre-ville. Ces structures privées essentiellement sont regroupées dans les 1er, 2e et 3e arrondissements. L’intervention sur ces structures est juridiquement complexe et longue. La résolution complète et pérenne des situations passe toujours par la transformation en immeuble d’habitation impliquant la plupart du temps une maîtrise foncière (29, rue d’Aubagne, 35, rue Thubaneau, 14-16, rue du Musée, 38, rue du Musée, 16, marché des Capucins) ou le bail à réhabilitation (9, rue du Musée) et très rarement par la réalisation des travaux par le propriétaire des murs (14, rue du Bon Pasteur, 45, rue Tapis Vert).
     
  • En 2002, la Ville a signé un premier protocole d’éradication de l’habitat indigne avec l’Etat pour une durée de 5 ans. Elle a mis en place, dès 2003, un parc de logements relais diffus, complété en 2008 par un ensemble de 50 logements d’urgence et a préparé la mise au point d’une opération de RHI sur 30 immeubles du secteur de Saint-Mauront (3e arrondissement). Une concession d’aménagement a été confiée à la Soleam.
     
  • En 2003, plus de 50 000 logements ont été concernés par une Opah ou un dispositif d’aides (centre-ville, le Panier, rue de la République, Saint-Mauront, Bellevue, Saint Antoine - la Viste - Saint-Louis- La Cabucelle - Les Crottes, Kalliste). Ces logements ont fait l’objet de dispositifs opérationnels sur des durées de 4 à 12 ans.
     
  • Entre 2003 et 2007, la municipalité a versé 3,5 M€ par an de subventions d’investissement, dont 30% correspondaient à des avances consenties pour le compte de la Région et du Département. Une enveloppe d’1,3 M€ a été consacrée aux équipes opérationnelles présentes sur le terrain auprès des propriétaires, ainsi que pour 6 opérations en place simultanément sur le territoire.
     
  • En 2006, la Ville de Marseille a adopté un engagement municipal pour le logement, mis en place une aide à la production de logements sociaux ainsi qu’une aide à l’accession dans le neuf et l’ancien. La municipalité a souhaité développer une action ciblée sur environ 500 immeubles parmi les plus dégradés.
     
  • En 2008, la collectivité a signé un second protocole d’éradication de l’habitat indigne avec l’Etat en se dotant d’outils incitatifs (opération d’amélioration de l’habitat dégradé), d’outils d’actions foncières et de travaux (concessions d’aménagement) ainsi que d’équipes d’ingénierie pluridisciplinaires. Le coût public de ce dispositif, tous outils confondus et hors moyens de l’Administration), a été établi en moyenne à 45 000€ par logement, dont 66% à la charge de la Ville.
     
  • En 2009 et 2010 , deux conventions de rénovations urbaines ont été signées sur les Zones urbaines sensibles Centre Nord et Saint-Mauront Bellevue. Elles incluaient des interventions sur des îlots dégradés et permettaient d’inscrire le traitement de l’habitat ancien dégradé dans le cadre d’un projet urbain.
     
  • En 2010, l’opération Grand Centre-Ville a été mise en place. Elle constitue le volet d’intervention sur le bâti et certains espaces publics qui lui sont liés, de la politique d’un engagement renforcé pour le centre-ville. À partir du repérage de pôles dégradés, au regard des expertises conduites et des programmes proposés, les outils d’intervention les plus pertinents ont été mobilisés : aides à la réhabilitation, maîtrise foncière amiable ou forcée.